De Ueshiba Morihei, Takahashi Hideo

Traduit du japonais par Seiichi Kurihara et Bruno Traversi, notes de Pierre Régnier

Editions Du Cénacle, 2006 (ISBN-13 : 978-2916537009)

Edité au Japon en 1986, Takemusu Aiki, qui regroupe dix-neufs textes de Ueshiba, n’avait jamais été traduit en aucune langue jusqu’à aujourd’hui, demeurant au Japon même, chose intime. Un manquement certain à la mémoire du fondateur de l’aikidô d’autant que l’importance de l’ouvrage était signalée lors de la préface de l’édition japonaise par son fils Kisshomaru, dôshu à l’époque : « Parmi l’abondance des livres sur l’aikidô, Takemusu Aiki est l’oeuvre qu’il faut toujours garder sur soi car il exprime sans détour l’esprit du vénérable Morihei et attire notre attention avec force sur sa signification essentielle. »

La faute est aujourd’hui réparée : le premier volume de la traduction française de Takemusu Aiki paraît aux éditions du Cénacle le 20 mars 2006. L’édition française comporte cinq volumes. Chaque volume est introduit et annoté de manière à en faciliter la lecture. Le premier volume est introduit par un mot de recommandation de Ueshiba Kisshomaru et préfacé par Goi Masahisa, ami du fondateur de l’aikidô et dirigeant du mouvement spirituel Byakkô. Dans ce premier volume Maître Ueshiba répond à cette question que tous les pratiquants se posent après quelques années de pratique : qu’est-ce que l’aikidô ?

Takemusu Aiki ne manquera pas d’intéresser et d’intriguer les aikidôka et les budōka, mais aussi tous ceux que la spiritualité japonaise passionne. Dans cet ouvrage, Ueshiba présente ses expériences martiales et spirituelles qui furent à l’origine de la création de son art, mentionne ses capacités extraordinaires de clairvoyance, relate la genèse de sa méthode de sabre et de bâton dans un langage syncrétique où se mêlent le shintô, le bouddhisme et le christianisme, où émergent les mythes les plus anciens de la civilisation nipponne, tout en relatant ses combats les plus fameux.